Les principales actualités sociales de la rentrée 2026 !
Congé supplémentaire de naissance, arrêts de travail, rupture conventionnelle et prime carburant : ce qu’il faut retenir.
Congé supplémentaire de naissance
Un nouveau congé permet aux parents de bénéficier de 1 à 2 mois supplémentaires par parent, sous certaines conditions.
Qui peut en bénéficier ?
Tous les parents d’enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026. Le dispositif concerne également les enfants nés avant cette date lorsque leur date de naissance initialement prévue était postérieure ou égale au 1er janvier 2026.
C’est aussi le cas des parents adoptants d’enfants arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.
Pour bénéficier du congé supplémentaire de naissance, le salarié ou la salariée doit avoir pris au préalable son congé de maternité, son congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou son congé d’adoption.
Quand le demander ?
La demande doit être effectuée dans les 9 mois suivant la naissance ou l’adoption.
Le salarié doit informer son employeur un mois avant la date souhaitée de début du congé, par lettre recommandée avec avis de réception, en précisant la durée du congé et si le congé est fractionné ou non.
Ce délai est ramené à 15 jours lorsque le congé suit immédiatement un congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, et que le salarié souhaite débuter son congé au cours du mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.
Comment est-il indemnisé ?
L’indemnisation est versée par la CPAM :
- 70 % du salaire net le premier mois, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale ;
- 60 % du salaire net le deuxième mois, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale.
Lorsque le congé suit immédiatement un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, le salaire de référence retenu est celui perçu pendant ces congés. En cas de fractionnement avec une reprise du travail entre deux périodes, le salaire de référence est celui précédant le congé.
Un formulaire est à compléter et à transmettre à la CPAM via le compte entreprise de l’Assurance Maladie.
Prescription des arrêts de travail : de nouvelles durées maximales
A partir du 1er septembre 2026, la durée d’un arrêt de travail initial ne pourra plus dépasser 31 jours et chaque prolongation ne pourra pas dépasser 62 jours.
Des dérogations restent possibles dans certaines situations, notamment en cas de pathologie particulière.
Rupture conventionnelle : une durée d’indemnisation chômage réduite
Depuis le 1er septembre 2026, la durée maximale d’indemnisation chômage après une rupture conventionnelle évolue :
| Auparavant | A compter du 1er septembre | |
| Salariés de moins de 55 ans | 18 mois | 15 mois |
| Salariés de 55 ans ou 56 ans | 22,5 mois | 20,5 mois |
| Salariés d’au moins 57 ans | 27 mois |
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Prime au titre des frais de carburant
Afin d’aider les salariés à faire face à la hausse des prix du carburant, les règles applicables à la prime de carburant sont assouplies au titre de l’année 2026.Les principales mesures :
- Plafond d’exonération relevé : pour les primes versées jusqu’au 31 décembre 2026, le plafond annuel passe de 300 € à 600 € par salarié.
- Condition liée aux transports collectifs suspendue : jusqu’à cette date, la prime peut être versée même si le domicile ou le lieu de travail du salarié est desservi par un service public de transport collectif régulier.
- Cumul avec les transports publics : la prime peut être cumulée avec la participation obligatoire de l’employeur aux frais d’abonnement aux transports publics.
À retenir : la prime de carburant reste facultative. L’employeur peut choisir de la mettre en place, sous réserve du respect des conditions applicables. Elle peut être mise en place par accord d’entreprise ou par accord de branche. En l’absence d’accord collectif, elle peut être mise en œuvre par décision unilatérale de l’employeur, après consultation du comité social et économique (CSE), s’il existe.
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